Eau Potable pour Tous à Nouakchott

75% des ménages de Nouakchott sont fournis en eau par les charretiers qui la collectent à partir de points d’eau communaux. C’est dans les quatre com­munes d’Arafat, El Mina, Riyad et de Sebkha que l’on trouve le plus grand nombre de ménages n’étant pas reliés directement au système de réseau d’eau.

« Nouakchott – eau pour tous » se donne pour objectif d’améliorer la quantité et la qualité en eau disponible pour 72 000 personnes vulnérables d’Ara­fat, El Mina, Riyad et Sebkha.

« Eau Potable pour Tous à Nouakchott », le projet d’adduction de ces communes à l’eau, financé par la fondation Coca-Cola et World Vision Mauritanie, se donne pour objectif d’améliorer la quantité et la qualité en eau disponible pour 72 000 personnes vulnérables d’Ara­fat, El Mina, Riyad et Sebkha.

Le directeur général de la société des boissons de Mauritanie (SOBOMA), représentante de Coca-Cola dans le pays, Mohamed Harche El Korane, rappelle la nature « consciente et citoyenne » incluse dans les activités commerciales de la SOBOMA.

L’objectif du projet d’adduction d’eau que vous soutenez est l’amélioration de la quantité, la qua­lité et la gestion de l’eau de consommation « pour tous » dans la ville de Nouakchott. Quelles perspectives ont motivé Coca-Cola dans le financement et le parrainage d’un tel projet ?

Le manque d’eau à l’échelle internationale, particulièrement en Afrique, constitue un frein majeur pour le développement. C’est un obstacle à la réduction de la pauvreté , les dernières statistiques sur la ques­tion, datant de 2006, et fournies par la Banque Afrique pour le Développement (BAD) montrent que l’accès à l’approvisionnement en eau, et à l’assainissement, étaient de 64% et 38%, respectivement.

En moyenne en Afrique rurale, les femmes passent près de 26% de leur temps à al­ler chercher de l’eau, avec ce que cela com­porte comme problèmes d’hygiène et de santé.

En moyenne en Afrique rurale, les femmes passent près de 26% de leur temps à al­ler chercher de l’eau, avec ce que cela com­porte comme problèmes d’hygiène et de santé.

Parallèlement à ces constats, l’organisation mon­diale de la santé (OMS), estime qu’un dollar in­vesti dans l’eau et/ou l’assainissement, en rap­porte quatre, grâce notamment au gain de temps.

C’est dans ce contexte que Coca-Cola Foundation a souhaité mettre à ses priorités cette question essentielle de l’accès à l’eau pour tous. Cette opération a commencé dans 48 pays africains, dont la Mau­ritanie. Pour le moment nous nous concentrons sur la zone de Nouakchott, mais nous serons appelés à répéter éventuellement l’opération dans d’autres loca­lités du pays, en partenariat avec World Vision.

Comment un tel partenariat avec World Vision Mau­ritanie se concrétise sur le terrain, au quotidien?

Coca-Cola est un embouteilleur, notre métier c’est la fabrication et la commercialisation de boissons. Mais nous avons une conscience citoyenne, et avons des velléités d’apporter notre pierre, aussi petite soit-elle, à la construction de la société dans laquelle nous développons nos activités. C’est dans ce sens que nous avons fait appel à un partenaire d’envergure mondiale, World Vision, ayant une expérience précieuse sur le terrain. C’est l’interlocuteur sur le terrain, vis-à-vis des autorités publiques et de la population.

World Vision Mauritanie travaille ici depuis de longues années, et tout autant avec Coca-Cola.Nous avons constaté l’efficacité sur le terrain, un certain impact des projets mis en oeuvre, avec leur collaboration.

World Vision Mauritanie travaille ici depuis de longues années, et tout autant avec Coca-Cola.

Nous avons constaté l’efficacité sur le terrain, un certain impact des projets mis en oeuvre, avec leur collaboration. Pour ce projet précisément, « Eau Potable pour Tous à Nouakchott », nous avons impliqué les principaux interlocuteurs publics (la Communauté Urbaine, le Minis­tère de l’hydraulique, celui de la Santé…) pour établir un cahier des charges et une feuille de route que nous avons développé ensemble, en partenariat avec World Vision Mauritanie.

Nous sommes certes le bailleur de fonds, mais nous nous limitons à avoir un oeil sur l’avan­cée du projet, et veiller au bon usage des fonds. Nous n’interférons pas dans le domaine tech­nique. Cela a toujours été ainsi, et continuera pour tous les projets à venir Incha’Allah.

Peut-on s’attendre à voir Coca-Cola participer au financement d’autres projets de développe­ment infrastructurel ? Y-a-t-il d’autres problématiques sociales qui peuvent attirer votre attention dans l’avenir?

Nous allons bientôt lancer un pro­jet de renforcement de la résilience des femmes les plus nécessiteuses en milieu urbain, notamment avec les femmes chefs de familles. Le projet a déjà été ini­tié il y a six mois, à Nouakchott, avec 40 femmes. L’idée consiste à donner à chaque femme une charrette et deux caisses de boissons, les encourager à vendre, et avoir un revenu supplémentaire.

Bien sûr, parallèlement, il y a une forma­tion sur la gestion de budget, et une sensi­bilisation intensive sur comment injecter cet argent gagné dans l’éducation de leurs enfants. Ce dernier point est vraiment l’objectif global du projet : améliorer l’éducation des enfants, en impulsant la résistance socio-économique des femmes chefs de familles. Nous visons 200 à 300 femmes à l’horizon 2015. Et certaines communes intéressées par ce projet vont nous accompagner.

D’autres projets sont en cours de préparation, mais surtout sur les questions environnemen­tales, via l’implantation d’une flore, des campagnes de sensibilisation dans les écoles… D’autres projets avaient été initiés en 2011 et 2013, avec notamment l’envoi de deux containers de médicaments pour le centre cardiologique de Nouakchott, d’une valeur de 800 000 dollars. D’autres aides médicamenteuses doivent intervenir cette année également, avec un spectre plus élargi pour faire bénéficier d’autres structures de santé.