Contribuer au développement durable de la santé des mères et des enfants.

Voici Mariéme Sy, une mère de deux enfants du village de Wolloum Hattar dans le département de Mbagne. A l’image de beaucoup de femmes dans cette localité, Mariéme était obligée de donner naissance à ses deux enfants dans le village sans assistance médicale. Faute d’absence de poste de santé, les femmes enceintes  étaient toujours forcés de partir à la commune de Bagodine voire même à Kaédi qui est à 40 Kilométres, pour accoucher en sécurité. Cependant, ces femmes faisaient faces à des peines inimaginables et souffraient beaucoup avant d’arriver au poste de santé. En effet, plusieurs cas de mortalité maternelle et infantile ont eu lieu dans la localité à cause de cette situation. « Les  femmes enceintes étaient vraiment en difficultés dans ce village. Comme il n’y a pas de poste de santé, ces dernières étaient obligées d’aller à Kaédi ou Bagodine pour accoucher. Beaucoup d’autres accouchaient dans le village sans la présence de personnel de santé qualifiée et certaines ont perdues leurs nouveau-nés à cause de cela. En plus, les femmes ne savaient pas pour les consultations prénatale ce qui aggravaient leurs situations  »raconteAissata Kane, l’agent de santé communautaire au village de Wolloum Hattar.

 

Pour combattre cette menace, World Vision Mauritanie a mis en œuvre le projet  AIM/Health en 2012, financé par World Vision Ireland et Irish Aid. L’objective est de réduire la mortalité maternelle et infantile et la prévention contre la malnutrition des enfants. Le projet intervient dans la région du Brakna, notamment le département de Mbagne et la région de l’Assaba dans le département de Guérou. 20 unités de santé de base (USB) ont été mises en place dans 20 villages que cela soit à Guérou ou à Mbagne. Le projet a mis en place des agents de santé communautaire (ASC) au niveau locale avec des relais communautaire.  Ces dernières sont formés grâce au projet et ont  comme rôle  d’assister les femmes enceintes et allaitantes et de les inciter à utiliser les structures de santé.

D’ailleurs, le projet appuie les mères d’enfants pour prévenir contre la malnutrition à travers des foyers nutritionnels. Pendant la période de soudure, le projet apporte aux mères de la farine fortifié qu’elles préparent avec l’aide de l’agent de santé et les relais communautaires. « Grâce au projet AIM/Health, un agent de santé communautaire épaulée par deux relais communautaires ont été mises en place pour assister les femmes enceintes en cas d’urgence. Les deux relais et moi-même aidons également dans la réhabilitation des foyers nutritionnels à base de farine fortifiée », proclame Aissata avec fierté. « Peu d’enfant sont atteint de malnutrition sévère et les rare cas on les envoie avec la mère dans le poste de santé le plus proche pour être soigné. Les enfants sont pesés tous les 15 jours pour s’assurer qu’ils ont un poids normal et en bonne santé. Maintenant Les femmes enceintes sont sensibilisées sur l’importance d’aller  au poste de santé et de poursuivre leurs visites médicales jusqu’à l’accouchement et même au-delà. Le projet les sensibilise aussi sur l’importance de s’occuper de l’hygiène des enfants et certains  ménages ont reçu des moustiquaires imprégnés pour leur bien-être » continue Aissata Kane.

Le projet se focalise particulièrement sur la santé à base communautaire. Cela veut dire que la communauté locale est au cœur de cette intervention.  Le projet met l’accent sur la sensibilisation des femmes enceintes sur l’importance de poursuivre les consultations pré et post-natale de manière régulière. « Maintenant, les femmes enceintes ne sont plus obligés de partir à Bagodine voire à Kaédi pour accoucher », dit Mariéme Sy, une bénéficiaire du projet à Wolloum Hattar. « Avec l’arrivée du projet, on a eu un agent de santé avec deux relais communautaires, des femmes issue du village qui s’occupe de nous et nous assiste jusqu’à l’accouchement. On nous sensibilise aussi sur le planning familial et la nécessité d’effectuer des visites médicales avant l’accouchement pour notre santé et celle de l’enfant. Pour nos enfants, certains étaient faibles alors l’agent et les deux relais communautaire nous aident à préparer des repas communs pour les nourrir. Tout cela grâce à la sensibilisation qu’on a reçu sur l’importance de mieux les nourrir et de veiller sur leur hygiène».

Désormais, Mariéme est consciente de l’utilité de faire des consultations dans un poste de santé avant et après sa grossesse, comme toutes les autres femmes du village. Il est porté à son attention aussi que l’enfant doit être vacciné après sa naissance. 12 des 20 unités de santé ont bénéficiés de charrettes comme moyen de transport pour faciliter l’évacuation des femmes enceintes et allaitantes en cas d’urgence et les enfants aussi pour la vaccination. En plus, le projet a appuyé les structures de santé en termes d’installation d’eau et des panneaux solaires pour les accouchements nocturnes. Le projet  couvre aussi les manques en médicaments  et dispense des formations pour le personnel en place. 

 

 

Ecrit par Ibrahima Diallo.