Une lueur d’espoir à Torodi : l’histoire de Moussa Birgui

Ibrahim Samna
Jeudi 12 février 2026 - 11:37

Dans le département de Torodi, marqué par une insécurité persistante et une précarité sociale croissante, l’histoire de Moussa Birgui illustre à la fois la douleur du déplacement forcé et l’impact salvateur des interventions humanitaires.

Moussa Birgui, âgé de 61 ans, est originaire de Wasseybangou. En 2023, lui et sa famille de 22 membres ont été contraints de fuir leur village après une série d’attaques violentes. Les écoles ont été incendiées, des habitants enlevés, et des menaces de massacre ont poussé toute la communauté à l’exil. « Nous avons quitté nos terres et nos biens, forcés par la peur et la violence », raconte Moussa avec émotion.

Arrivés à Torodi, ils ont été accueillis avec compassion. Une maison leur a été offerte sans contrepartie, et des projets humanitaires ont initialement soutenu les populations déplacées internes (PDI). Mais avec le temps, ces aides se sont raréfiées. Aujourd’hui, Moussa dépend d’un petit champ peu fertile, insuffisant pour nourrir sa grande famille. « Je suis agriculteur de naissance, je n’ai rien appris d’autre. Vivre en ville est nouveau pour moi. Même le bois pour cuisiner est difficile à trouver », confie-t-il.

C’est dans ce contexte que le projet Integrated emergency & recovery assistance to conflict-affected populations in Niger, porté par World Vision, est intervenu en 2025. Pendant trois mois, Moussa et sa famille ont reçu des kits alimentaires composés de riz, pâtes, haricots, huile, sel et sucre. « C’était comme un rêve. On avait oublié ce que c’était que recevoir de l’aide. Les enfants ont retrouvé le sourire grâce à des repas réguliers. Toute la famille était bénie », témoigne-t-il.

Mais l’impact ne s’est pas arrêté là. Des semences améliorées et des outils agricoles ont également été distribués, permettant à Moussa d’espérer une récolte bien meilleure cette saison. « Grâce à la qualité des semences, je vais produire plus que les années précédentes. C’est une vraie bouffée d’oxygène », dit-il avec espoir.

Dans un environnement où les ressources sont rares et les défis quotidiens, l’intervention du projet Visser représente bien plus qu’une aide matérielle : elle redonne dignité, espoir et résilience à des familles comme celle de Moussa. « Merci à World Vision et à ses partenaires. En ces terres d’exil, vous êtes notre source d’espérance », conclut-il.