Le jardin de tous les espoirs pour le groupement Sinignèsigui

Phot Nana in the garden
Mardi 24 février 2026 - 15:32

De plus en plus, les aléas climatiques affectent l’agriculture dans les pays du Sahel réduisant significativement les récoltes. Au Mali, les communautés ont donc développé des solutions alternatives pour combler le manque à gagner : le maraîchage.

Dans la région de Mopti, le maraîchage est devenu l’activité principale de certaines femmes contribuant ainsi aux dépenses familiales surtout pour améliorer l’alimentation des enfants. Le groupement Sinignèsigui de Doundou fait bon usage de leur site maraîcher depuis 11 ans.

« Nous avons commencé le maraîchage depuis 2014. Nous semons beaucoup de variétés de plantes à cause de l’importance du métier. Nous avions rencontré des difficultés qui ont eu des solutions grâce au Projet NEXUS. Le projet nous a appuyé avec des kits solaires, car notre château était en panne. Ce qui avait impacté négativement notre travail. Aussi, le projet nous a fourni des semences de très bonnes qualités et clôturé notre jardin. » affirme Nana Kadidia DIAWARA, Présidente de l’association Sinignèsigui

Cet appui a considérablement révolutionné l’activité de ces braves femmes et leur a permis des innovations diversifiantes. Nana continue en ces termes : 

« Nous gagnons beaucoup depuis l’intervention de NEXUS il y a 2 ans. Par exemple, la semence de gombo que le projet nous a donné s’adapte à toutes les saisons. Nous pouvons la cultiver durant toute l’année. C’est grâce à ce jardin que notre entreprise de transformation agro-alimentaire a pris un nouvel élan car ce sont nos récoltes que nous transformons. Nous trouvons tout ce que nous avons besoin grâce à ce jardin. »

En plus de ces avancées, le groupement Sinignèsigui a été formé dans la production des biopesticides et des engrais organiques pour garder le caractère bio des produits et préservé ainsi la santé des enfants qui sont les consommateurs finaux.

Bien que des progrès soient visibles dans ce jardin, il reste des défis à relever notamment le nombre élevé de femmes résidents dans la région qui sont dans le besoin d’en faire pareil, le nombre des personnes déplacées internes qui ne cesse d’augmenter, les aléas climatiques qui ne sont pas contrôlés de nos jours et le contexte sécuritaire qui reste volatile.