Le sommeil retrouvé de Nana Comment la donation des vivre a pansé une âme ?

Every day, as soon as the dawn barely breaks, Nana gets up. Her body is tired, but her will is a fortress. She goes to the health center in her neighborhood of Dabani in San, not as a patient, but as a cleaner. The 15,000 FCFA= 26.82 Dollar US she earns each month is a meager consolation, a drop in the ocean of her needs. Once a trader, her husband's illness ruined her small business. Today, this stipend is her only treasure.
Jeudi 26 février 2026 - 12:37

Chaque jour, dès que l’aube naît à peine, Nana se lève. Son corps est fatigué, mais sa volonté est une forteresse. Elle se rend au centre de santé de son quartier Dabani à San, non pas comme patiente, mais comme femme de ménage. Les 15 000 FCFA qu'elle gagne chaque mois sont une maigre consolation, une goutte d'eau dans l'océan de ses besoins. Autrefois commerçante, la maladie de son homme a ruiné son petit commerce. Aujourd'hui, cette indemnité est son unique source de revenu.

Ses deux grands fils, 16 et 18 ans, apprennent des métiers de chauffeur et de mécanicien. De leurs maigres gains, ils rapportent parfois 100 ou 150 FCFA« Des pièces de monnaie qu'ils lui tendent avec tendresse , comme des promesses silencieuses. ». Parfois, sa fille aînée, mariée, apparaît avec un plat chaud. Ces gestes sont des baumes sur une plaie béante, mais la faim, elle, est une tenace compagne de route. "On mange rarement à notre faim," murmure-t-elle. Son seul slogan, sa prière silencieuse :« Dieu a un plan pour tout un chacun. »

Ce plan, elle l'attendait avec une foi désespérée.

Et puis, il y a eu cet appel. Un appel qui a tout changé. L'équipe de World Vision. Au moment précis où elle venait de dire à ses enfants la plus dure des vérités : « Il ne nous restait plus une graine de céréale à la maison. »

Ce qui suit n'est pas seulement une distribution de vivres, c'est une résurrection. Nana raconte, les mots vibrants d'une émotion contenue :

« Dès que l’équipe de World Vision m’a remis ces vivres, je suis venue directement mettre le riz à cuire dans la marmite. C’est ce qu’on mange désormais. Ces vivres me sont extrêmement utiles, car chaque matin, j’achetais un ou deux kilogrammes de riz, sans oublier l’argent pour la popote. Maintenant, je n’ai plus à me soucier de trouver du riz. Mes enfants et moi sommes très reconnaissants pour ce don. »

Her voice breaks slightly, but it is a break of relief.

« Je dors paisiblement maintenant, car j’ai la conscience tranquille. Je vais même pouvoir mettre de côté de petites économies. Si je n’avais pas reçu ces vivres de World Vision avant-hier, ça n’aurait pas été facile. J’ai aussitôt informé mes enfants, et ils étaient contents. Je remercie World Vision et tous ses collaborateurs pour leur générosité. Je mesure à quel point ces vivres me sont bénéfiques. Je suis vraiment soulagée, et je sais que mes enfants le sont aussi. Que Dieu les récompense pour cet appui. »

Nana is one of the 4 "extremely vulnerable" households out of a total of 144 assisted in San. She is not a number in a report. She is a mother whose insomnia has lifted. A woman whose faith has been rewarded.

If this assistance restored hope to Nana, it above all offered her children the most precious of treasures, the one that hunger had stolen: the return of their smile.