Mariam pourra enfin retrouver ses autres enfants

Mariam was no longer the same woman since the death of her husband
Vendredi 3 juillet 2026 - 12:23

Mariam n’est plus la même femme depuis le décès de son mari, bien avant que le bruit des armes ne vienne troubler la quiétude de son village. Mais le véritable basculement de sa vie eut lieu le jour où les groupes armés radicaux s’apprêtèrent à attaquer son village Wara, dans la commune de Mafounè.

Lorsque les premiers coups de feu se firent entendre, Mariam n’eut que le temps de rassembler quatre de ses enfants et de fuir. Les trois autres partirent avec les frères de leur père vers la ville de San. Elle, le cœur brisé, trouva refuge à Tominian.

Les deux premiers jours furent une épreuve insoutenable : sans habits, sans nourriture, Mariam fit l’impossible pour que ses enfants ne s’endorment pas le ventre vide. Le peu d’argent qu’elle possédait, elle le consacra entièrement à leur survie. Les mois suivants, elle transforma les graines de néré qu’elle avait emportées en soumbala, qu’elle vendait pour nourrir ses enfants. Mais bientôt, son maigre stock s’épuisa.

À Tominian, le service local de développement social lui offrit un toit. Ce geste fut un premier réconfort, mais insuffisant pour apaiser la douleur de la séparation d’avec ses enfants restés à San. Chaque jour, Mariam frappait aux portes des familles voisines, proposant ses bras pour laver du linge contre quelques pièces.

Puis, un souffle d’espoir arriva. Grâce au Global Emergency Rapid Fund Food Assistance de World Vision, financé par World Vision Pays-Bas et World Vision US, Mariam fut parmi les 102 ménages bénéficiaires d’un lot de vivres : 50 kg de riz, 25 kg de haricots, 5 litres d’huile, 1 kg de sucre et du sel.

« Je suis très contente d’avoir reçu ces vivres. Si je parviens à économiser un peu d’argent, j’irai voir mes enfants à San. Ils me manquent tant… » confia-t-elle, les yeux brillants d’espoir

Mais malgré cette joie, une inquiétude persistait : sa fille aînée, Awa, contrainte d’abandonner l’école faute de documents administratifs perdus lors de la fuite. Mariam, refusant de voir l’avenir de sa fille s’éteindre, l’orienta vers un atelier de couture. Ses trois autres fils, eux, apprennent la mécanique chez un réparateur de motos.

Chaque nuit, Mariam revivait le cauchemar de sa fuite. Pourtant, au fond de son cœur, elle garde l’espérance : celle de retourner un jour à Wara, retrouver ses voisins, 

Despite this joy, one worry remained: her eldest daughter, Awa, was forced to abandon school because their administrative documents were lost during the flight